J’ai eu la chance de rencontrer Carole-Anne lors d’un passage à Toulouse et je suis très contente d’avoir pu échanger avec elle sur le thème de l’entrepreneuriat au féminin ! Carole-Anne, girlpreneur passionnée, te livre dans cette interview ce que tu dois savoir pour te lancer, ses inspirations, elle se confie et plus encore ! Tel un jour de pluie digne de Toulouse, nous avons été obligées de nous recueillir dans un salon de thé rempli de monde, le son de l’enregistrement en a subit les conséquences ! Heureusement, grâce à mon assistant dévoué, voici notre discussion retranscrite, ne passe pas à côté, tu raterais un contenu de grande valeur !

Girlpreneur Interview

Peux tu te présenter ?

Je suis Carole-Anne, j’ai 30 ans et je suis installée à Toulouse depuis 7 ans.

Que fais tu dans la vie ?

Mon activité consiste à accompagner les femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat et les femmes qui sont déjà entrepreneures, dans la mise en place ou l’amélioration de leur présence sur le web grâce à leur site internet et aux réseaux sociaux : je propose des formations et des coachings sur ces sujets, et sur les thèmes de l’entrepreneuriat dans sa globalité. Je suis également la fondatrice du réseau d’entrepreneures « Les toulousaines audacieuses », qui est un réseau de femmes entrepreneures dans lequel on se rencontre plusieurs fois par mois autour d’Afterworks, déjeuner, etc…, dans un environnement bienveillant et qui repose sur l’échange et le partage avant tout.

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Réseau pour femmes entrepreneures créé par Carole-Anne

Pourquoi t’être tournée vers ce domaine ?

Il y a un an je me suis lancée dans l’entrepreneuriat. J’ai créé une boutique en ligne de vente de prêt-à-porter féminin. Durant cette année, je me suis beaucoup auto-formée puisque j’ai tout fait moi-même dans ce projet : de la création du site internet à l’achat des stocks, je faisais moi-même les shootings photos, je gérais toute ma stratégie de communication digitale, je faisais tout, donc je me suis beaucoup formée pour ça. J’ai autant acheté des formations que beaucoup lu d’articles de blogs, j’ai écouté des podcasts, regardé des vidéos YouTube. Du coup ça m’a vraiment permis de monter en compétence, sur toute la communication digitale surtout.
Et je suis aussi très curieuse, j’aime beaucoup fouiller, me documenter sur toutes les petites ficelles du statut d’auto-entrepreneur. C’est vrai que souvent les gens ne savent pas qu’ils peuvent prétendre à des aides comme avoir le chômage en parallèle du statut d’auto-entrepreneur, bénéficier de la prime d’activité, etc…
Toutes ces petites choses là, ça peut servir à beaucoup d’auto-entrepreneures qui se lancent et c’est ce qui m’a amené à créer le métier que je fais aujourd’hui. Parce qu’en rencontrant des entrepreneures dans des réseaux ou autres événements, je me suis rendue compte que certaines entrepreneures étaient bien sûr très compétentes dans leur métier mais, par exemple, créer ou gérer une stratégie digitale, ce n’est pas forcement inné pour tout le monde, c’est quelque chose qui s’apprend. Déjà pour une auto-entrepreneure qui gère son propre métier on doit être multitâches, alors c’est vrai que parfois tout ce qui est réseaux sociaux, on n’a pas le temps de se promener dessus ou ça ne nous intéresse pas. Et donc j’ai eu l’occasion d’aider des entrepreneures à mettre en place leur stratégie à ce niveau là. Je les ai aidées, accompagnées et je me suis rendue compte que c’était vraiment une passion pour moi. D’accompagner et de transmettre des compétences, de voir ce qu’elles avaient mis en place, les aider à l’améliorer et rajouter des choses. C’est suite à ça que j’ai créé mon activité de coaching et accompagnement pour les entrepreneures.

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Peux tu nous parler de ta routine, journée type ?

Ma journée type : déjà je me lève à 7 heures du matin puisque je me cale sur le réveil de mon conjoint. Ce qui est très pratique quand on est entrepreneure, ça évite de traîner au lit le matin.
Déformation professionnelle, je commence par passer entre une et deux heures sur les réseaux sociaux et sur Instagram pour voir un petit peu ce qu’il s’y est passé. Mine de rien ça reste quand même un outil de veille aussi pour voir ce qui se fait autour.
Je prends mon petit-déjeuner et je me mets après au bureau pour commencer vraiment à travailler, aux alentours de 9 heures.
Après mes journées ne se ressemblent pas, ça dépend vraiment si j’ai des coachings et accompagnements prévus ou si j’ai des rendez-vous.
Toujours est-il qu’un jour sur deux je passe une heure à une heure et demie à m’auto-former. Soit sur des formations en ligne que j’ai déjà acheté et que je me suis réparties sur plusieurs heures, soit je vais lire des articles de blogs qui sont plutôt accès formation. Ça c’est très important je trouve, de toujours se reformer, parce qu’il y a plein de choses qui changent, qui évoluent. C’est très important de rester au fait de tout ce qui se passe.
Après, en fonction des journées je vais soit rédiger des articles de blog, soit enregistrer des podcasts, soit tourner des vidéos, donc ça c’est un peu la partie création de contenu.
Je passe aussi beaucoup de temps à poster sur Instagram, à commenter, à créer du lien avec d’autres entrepreneures et à faire grandir ma communauté.
Voila principalement mes tâches.

Est-ce que tu t’organises en amont ou tu fais plutôt au jour le jour ?

Je m’organise d’une semaine sur l’autre. J’utilise Google Agenda que je trouve très pratique parce qu’on peut organiser ses tâches avec des blocs de couleur, c’est très visuel et j’aime beaucoup. Donc en général, le vendredi je programme ma semaine suivante. J’essaie d’organiser des blocs de travail de 3 heures minimum pour éviter le multitâches et de trop me disperser.
Mais c’est important pour moi de planifier ma semaine à l’avance parce qu’on a toujours des rendez-vous à l’extérieur ou des coachings, donc il faut s’organiser autour de ça et je trouve que c’est important le matin de pouvoir ouvrir son agenda et de voir en un coup d’œil ce qu’on a à faire.

Et puis ça empêche aussi de reporter les choses, parce que ça peut être assez simple en tant que freelance à la maison de dire « demain finalement » …

Exactement, c’est tout à fait ça !

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« Je m’organise d’une semaine sur l’autre. « 

Qu’est ce que tu aimes le plus dans ton métier ?

Il y a plusieurs choses que j’aime beaucoup ! Déjà la diversité des tâches, ça pour moi c’est quelque chose d’ultra important. Le fait de pouvoir être compétente dans plusieurs domaines, que ce soit pour gérer mes réseaux sociaux, comme pour faire du coaching pour les autres. Il n’y a aucune journée qui se ressemble, j’ai plein de tâches différentes à faire dans ma journée ou même dans la semaine et je trouve ça génial.
Une autre chose qui est très importante pour moi dans ce métier, une des choses que je préfère, c’est le contact humain. D’autant plus que j’accompagne des entrepreneures. Etant moi-même passionnée par l’entrepreneuriat, le fait d’écouter et accompagner des entrepreneures comme moi, c’est vraiment quelque chose qui me passionne dans ce métier.
Et je dirai que la dernière chose que j’aime beaucoup dans ce que je fais c’est justement le fait de pouvoir et devoir tout le temps se former, parce que j’adore apprendre, ne pas rester sur mes acquis. Je trouve ça génial autant de s’auto-former que d’avoir la possibilité, quand on a le statut d’entrepreneure et surtout d’auto-entrepreneure, d’avoir accès à des formations qui sont financées. Cette année par exemple j’ai pu bénéficier de plus de 1000€ de formations qui ont été financés. Ça, encore une fois, c’est quelque chose qui est génial avec le statut d’auto-entrepreneure.

Je ne suis même pas sûre que tout le monde soit au courant de cette possibilité !

En effet il y a peu d’entrepreneures qui sont au courant et qui l’utilisent, c’est pour ça aussi ça fait partie des conseils que je transmets.

C’est ce que j’allais te dire justement, je suppose que tu es la bonne personne vers qui se tourner pour des renseignements de ce genre.

Qu’est ce que tu aimes le moins ?

Je dirais que ce qui me plait le moins … je ne peux pas dire vraiment que ça me plait le moins parce que je ne le fais pas pour l’instant et je pense ne jamais avoir à le faire, j’espère, c’est le coté prospection. Puisque quand on est entrepreneure on a besoin de se rémunérer et donc d’avoir des clients. Et forcement quand les clients n’arrivent pas tous seuls on se dit qu’on va devoir aller les chercher, et prospecter.
Ça c’est quelque chose qui ne me plait pas et de toute façon je ne l’ai jamais fait puisque les réseaux sociaux sont un outil magique pour ça et permettent de faire venir les clients à nous directement.
Mais si je devais le faire un jour, si vraiment le client n’arrivait plus tout seul et que je devais prendre mon téléphone pour faire de la prospection, ça c’est vraiment quelque chose qui ne me plairait pas, vraiment le coté commercial pur et dur, la prospection.

Comment te remotives tu dans les périodes un peu difficiles ?

En effet j’avais d’ailleurs publié sur ma page Facebook une illustration qui résume très bien ça. On voit des montagnes russes, c’est à dire qu’un jour l’entrepreneure va se lever en disant « mon projet il déchire, je suis trop heureuse, je vais être riche dans un mois » et le lendemain ça va être tout l’inverse, on va se dire « mais pourquoi j’ai fait ça, je vais arrêter, j’y arriverai jamais ». Et ça c’est quelque chose que je connais très bien ! Bon c’est pas un jour sur deux quand même, mais c’est vrai que ça m’est déjà arrivé.
C’est vrai que ça m’arrive d’avoir des gros coups de mou, alors ce que je fais pour remonter la pente quand c’est comme ça : déjà je repense à tout ce qui s’est passé depuis que je me suis lancée dans l’entrepreneuriat, je regarde l’année d’entrepreneuriat qui s’est écoulée et je me dis que déjà je suis arrivée beaucoup plus loin dans mon projet que ce que je pensais au début, que j’ai accompli beaucoup de travail et que, si j’en suis arrivée là c’est que mon travail paye et qu’il ne faut pas laisser tomber maintenant, ce sera vraiment dommage.
Ça m’aide un peu à me rebooster. Et si vraiment j’y arrive pas, je force pas. C’est à dire que s’il faut que je prenne un après-midi off pour prendre soin de moi, pour faire d’autres choses, pour aller voir des copines, je le fais. Je pense que ça ne sert à rien de se forcer quand on n’a vraiment pas le moral et qu’on n’a pas envie. C’est aussi un peu l’avantage du statut d’entrepreneure, on peut s’accorder des pauses et je pense qu’il vaut mieux se faire une bonne coupure d’une demi-journée ou d’une journée, pour mieux repartir le lendemain, plutôt que de forcer et de presque s’en dégoûter, entre guillemets, et être contre-productive. Je pense que c’est important de s’accorder des pauses et ne pas se culpabiliser, ça arrive à tout le monde. J’écoute des podcasts, des vidéos et je me rends compte que tout le monde passe par là et qu’il ne faut pas hésiter à prendre ces moments.

Donc les femmes qui m’inspirent le plus ce sont ces femmes entrepreneures qui ont justement une vie folle mais qui arrivent malgré tout à tout mener. C’est vraiment des femmes très inspiratrices.

As tu des conseils à donner aux futures Girlpreneures ?

Je dirais qu’avant de se lancer dans l’entrepreneuriat il faut bien s’entourer. C’est important soit d’avoir dans son entourage quelqu’un qui est déjà entrepreneur. Soit si ce n’est pas le cas. ce n’était pas mon cas par exemple, de ne pas hésiter même avant son projet à se rendre dans des réseaux d’entrepreneures pour rencontrer d’autres entrepreneures qui sont passées par là et qui vont nous soutenir en cas de besoins. Si on n’a pas le moral elles viennent nous aider, parce que quand on se lance dans l’entrepreneuriat on doit savoir faire beaucoup, beaucoup de choses. Ça commence par les démarches administratives qui sont assez compliquées. Même si le statut d’entrepreneure est génial, les démarches ne sont pas simples et il est plutôt compliqué de trouver les informations.
C’est intéressant de se rendre dans des réseaux puisqu’on rencontre des personnes qui sont de professions et milieux complètement différents, autant des professions libérales que des commerçants. Je pense qu’il y en a vraiment pour tous les projets. C’est important moralement de savoir qu’on peut compter sur d’autres entrepreneures, de s’entourer, avant même de se lancer, pour ne pas se dire au bout d’une semaine « j’y arrive pas, je suis super nulle, … »
Je donnerais un autre conseil, c’est de suivre son instinct. Je pense qu’il ne faut pas se lancer dans l’entrepreneuriat quand on n’a pas d’argent de coté, je pense qu’il faut avoir un écosystème, un environnement assez stable. Il va falloir se former, on va avoir des dépenses professionnelles, notre projet ne va pas forcement marcher dès le début, il va falloir plusieurs mois pour que ça décolle voire même des fois une année, voire plus. Donc je pense qu’il faut suivre son instinct, quand on a une idée il faut aller jusqu’au bout et vraiment la travailler. Mais il ne faut pas le faire n’importe comment.
Aujourd’hui on peut très bien cumuler le statut d’auto-entrepreneure tout en étant salariée, donc si vous avez une idée n’hésitez pas à la tenter, prenez le statut d’auto-entrepreneure tout en restant dans votre entreprise. Et si vous voyez que ça marche et bien foncez, démissionnez et vivez de votre entreprise.

Merci, super conseil. C’est vrai qu’aussi, je pense qu’il y a peu de monde au courant du fait que tu peux travailler tout en lançant ta micro-entreprise.

C’est vrai que c’est un avantage formidable. Parce que je pense que ce n’est vraiment pas la bonne solution quand on a une idée, de démissionner du jour au lendemain, de partir sans chômage, sans économies et de se lancer corps et âme dans son projet, non !
Autant suivre son instinct, oui, mais le faire de manière assez intelligente.

Et à celles qui n’osent pas se lancer ?

Encore une fois je dirais : foncez vers les réseaux et entourez vous, parce que c’est vraiment l’occasion de rencontrer des entrepreneures bienveillantes, qui vont vous booster dans ce que vous faites, qui vont vous dire que vous avez une super idée, et qui ne vont pas vous le dire pour vous faire plaisir. Parce que justement elles ne vous connaissent pas.
C’est vrai que la famille et les amis c’est quitte ou double. Soit vous allez avoir une famille ou des amis qui vont vous dirent « Ça marchera jamais ton projet ! Pourquoi tu fais ça ? Aie un CDI et restes-y ! », donc vous allez avoir un entourage qui va complètement vous démoraliser ! Soit vous pouvez aussi avoir un entourage qui va vous dire « Ah mais c’est génial ton idée, ça va super bien marcher ! », sauf qu’ils ne seront pas forcement objectifs, ni dans un sens ni dans l’autre. Soit ils s’inquiètent pour vous parce qu’ils vous aiment, soit ils vous aiment tellement qu’ils vous poussent à faire ce qui vous plait, mais ça ne sera pas forcement objectif. En vous entourant d’entrepreneures vous recevrez vraiment un avis objectif et de la bienveillance objective. Les gens ne vous diront pas, juste pour vous faire plaisir, « Ton projet il est top ! ».
Donc je pense qu’à toutes celles qui n’osent pas , que ça peut vraiment les booster d’être entourées et d’être aidées.

Parlons un peu de toi si tu veux bien …

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Carole-Anne Audace et Digital

Si on te connaissais, on saurait que …

On saurait de moi qu’à la base je suis, je pense que ça se voit d’ailleurs au premier abord, je suis quelqu’un d’assez réservée. Mais je mets tout en œuvre pour dépasser ça, c’est à dire que pour créer un réseau d’entrepreneures j’ai dû sortir de ma zone de confort, puisque je me suis retrouvée à organiser des rencontres avec 15-20 personnes que je ne connaissais pas. Ce qui est arrivé suite à un échange qu’on avait eu sur les réseaux sociaux. Donc se retrouver face à des personnes qui venaient en quelques sortes pour moi et pour le réseau que j’avais créé et, après devoir parler en public devant toutes ces personnes là, au début c’est pas quelque chose d’évident mais finalement on y arrive. C’est un entrainement, c’est un bel exercice.
Et puis on saurait de moi aussi que je fonce et que je ne reste jamais sur les questionnements, sur les échecs, je sais toujours rebondir. Par exemple la boutique en ligne que j’avais créée et que j’ai fermée, finalement c’est plus ou moins un échec, il faut dire ce qui est, mais je trouve que c’est un échec qui m’a beaucoup appris. Pour moi il était hors de question de m’arrêter à ça, bien au contraire. C’est mon tempérament d’aller jusqu’au bout des choses, de continuer, de ne pas me décourager au moindre obstacle.

Et ça t’a emmené aujourd’hui sur un beau chemin je trouve.

Cite nous 3 de tes valeurs de vie les plus importantes.

La bienveillance. Pour moi c’est quelque chose d’indispensable. Autant on ne peut que s’entourer de personnes bienveillantes, que d’être soi-même bienveillante. Parce que je pense que c’est ultra important pour mener des projets, pour tout en fait. Et c’est vraiment autour de ça que j’ai promu le réseau d’entrepreneures, c’est vraiment la bienveillance partout. C’est pas de jugements, c’est de l’encouragement. Je pense qu’aujourd’hui dans notre monde, on manque un peu de bienveillance et pourtant ça entraîne tellement de belles choses et de beaux projets derrière, que c’est vraiment indispensable.
Après je dirais l’honnêteté. J’ai rencontré autant dans ma vie d’entrepreneure qu’avant, des gens qui n’étaient pas forcément honnêtes, un peu menteurs. Je pense que l’honnêteté c’est vraiment une valeur clé surtout quand on est entrepreneure et qu’on travaille avec des clients, avec d’autres entrepreneurs, avec des fournisseurs. L’honnêteté à tout prix !
Et une autre valeur … bonne question, c’est pas forcément une question que je me pose très régulièrement. Là j’en ai pas de troisième qui me vient.

Si tu étais une couleur, tu serais …

Je dirais le bleu, parce que ça me fait penser à l’eau, à la mer. Je dirais que ça me représente assez bien, parce que quand on me voit en apparence je suis quelqu’un de calme, je peux paraître réservée, comme une mer calme en fait. Mais après j’ai aussi mon tempérament qui peut être beaucoup plus de feu, on va dire et donc déchaînée, qui correspondrait à une mer plus agitée.
Le bleu me fait penser à la mer et à mon tempérament.

Si tu étais un animal, tu serais …

Une fourmi ! Une fourmi parce que pour moi il n’y a pas de petites économies, je fais très attention à l’argent, sans être pour autant dans l’excès. Mais alors mes amis, qui me connaissent, s’ils m’écoutent ils vont totalement me retrouver dans ce que je dis, ça va les faire rire !
J’aime beaucoup éduquer mon entourage à gérer son argent, son budget. Parce que quand on sait gérer son argent on se rend compte qu’on peut faire plein de choses, qu’on peut voyager, qu’on peut se lancer dans l’entrepreneuriat, suivre des formations. Et c’est pourtant ce qu’on ne peut pas faire si on ne fait pas d’économies, si on dépense tout son argent, qu’on ne fait pas attention. Et je trouve ça dommage parce que souvent on dépense de l’argent pour des futilités, quand on ne regarde pas. Alors qu’en fait en économisant un tout petit peu tous les mois ça peut donner naissance à de beaux projets.

Peux tu nous parler de ta dernière lecture ?

Malheureusement je ne lis pas beaucoup voire pas du tout, c’est un gros défaut que j’ai. Comme j’aime être toujours active, je suis souvent en activité, j’ai du mal à me concentrer sur un livre. C’est pareil à la télé je ne regarde jamais de film parce que mon cerveau est tellement tout le temps en ébullition que j’ai du mal à me concentrer.
Les seuls livres que j’ai sur ma table de chevet en ce moment ce serait plutôt des livres sur l’entrepreneuriat, mais que j’évite de lire parce que j’ai déjà tellement d’idées et tellement mon cerveau qui bouillonne que c’est déjà suffisant. Mais récemment j’ai lu un livre qui s’appelle « Comment devenir la mégaboss de ta super vie » . C’est une YouTubeuse américaine, Lilly Singh, qui a écrit ce livre, qui se lit très bien, c’est passionnant, écrit avec beaucoup d’humour et je pense que ce livre peut servir à beaucoup de personnes, autant entrepreneure que quelqu’un qui veut se lancer dans le blogging, dans les vidéos YouTube ou même tout simplement reprendre sa vie en main. Je crois qu’il y a une vingtaine de chapitres donc ça peut se lire par chapitre, c’est très facile, c’est très optimiste.

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S’il ne te restait qu’un seul morceau de musique à pouvoir écouter, ce serai …

Je ne suis pas une grande lectrice … je ne suis pas une grande mélomane non plus !
Je suis fan du groupe The Chainsmokers que j’ai vu en concert l’année dernière. C’est vraiment une musique qui me motive, que je mets à fond le matin pour me motiver. Et quand j’ai des coups de fatigue dans la journée je me mets la musique à fond, je danse. Ça me prend 10 minutes mais je me sens reboostée.
C’est à peu près les seuls artistes que j’écoute en ce moment. Donc s’il y a une chanson, des Chainsmokers.

Quels sont tes petits plaisirs au quotidien ?

Ça va être de sortir déjeuner avec mes amis. Parce que c’est vrai que je travaille chez moi, donc je passe toute ma journée chez moi et rien que le fait de sortir déjeuner pendant une heure et demie au restaurant avec une amie je trouve ça génial ! Et je vais même pousser sur le fait que je sors déjeuner avec des amies entrepreneures, donc c’est pas vraiment une pause à 100%. Mais en fait, je trouve ça génial parce que du coup pendant une heure et demie on peut échanger sur nos projets, je peux leur dire où j’en suis, s’il y a des choses sur lesquelles je bloque. Et voilà, ça me rebooste, on fait le point sur nos projets. Moi le fait d’entendre une amie parler de son projet aussi, ça égaye ma journée en fait. C’est tout bête mais je suis tellement passionnée d’entrepreneuriat que mon petit plaisir, c’est d’aller déjeuner le midi avec mes copines entrepreneures.
Et puis après mon petit plaisir quotidien c’est le soir d’arrêter de travailler grand maximum à 20 heures pour profiter de ma soirée avec mon chéri. C’est vraiment un truc que je me force à faire. Je ne peux pas travailler tard le soir, je veux vraiment m’accorder ce temps aussi, ce temps d’intimité en dehors de toutes activités liées au travail.

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Manger avec ses amies !

Quelles femmes t’ont inspiré dans ta vie ?

Ça va encore tourner autour des entrepreneures ! Moi les femmes qui m’inspirent c’est des femmes comme Morgan Sezalory qui a créé la marque Sézane ou Mathilde Lacombe qui a créé Birchbox, parce que ce sont des femmes qui se sont lancées dans l’entrepreneuriat très jeunes et qui ont aussi eu des enfants très jeunes, donc un an, deux ans après avoir créé leurs entreprises. Elles ont 2-3 enfants, elles font grandir leurs marques, elles créent de nouvelles marques encore, elles ont moins de 30 ans et elles ont une force et un mental … même une organisation je dirais, pour réussir à tout faire ! Je trouve ça incroyable et c’est hyper inspirant, parce que c’est vrai qu’aujourd’hui dans la vie on va te dire « Ah mais t’as bien fait de faire ça, d’avoir eu des enfants parce qu’après c’est un peu compliqué » et je trouve ça dommage en fait, moi je ne me retrouve pas forcément dans ces femmes qui pensent que quand on a un enfant, tout doit tourner autour de nos enfants et qu’on doit se sacrifier pour eux. Parce je pense que pour qu’un enfant soit bien ça doit passer d’abord par le bien-être de sa maman. Et je sais que mon bien-être à moi c’est l’entrepreneuriat, c’est d’aller au bout de mes idées, c’est de me lever le matin en faisant quelque chose qui me passionne. Et pas d’aller au travail en sachant qu’à 16 heures je dois finir mon travail, je serai à la maison mais au travail je m’ennuie, je suis pas heureuse.
Donc les femmes qui m’inspirent le plus ce sont ces femmes entrepreneures qui ont justement une vie folle mais qui arrivent malgré tout, à tout mener. Ce sont vraiment des femmes très inspiratrices !

C’est vrai qu’aujourd’hui en France et ailleurs on pense comme ça, qu’avoir un enfant ça t’empêche de t’accomplir en tant que femme et, en fait, tout est question d’organisation, à mes yeux.

Tu en es un très bon exemple aussi.

Merci, aussi, c’est vrai. D’ailleurs c’est le thème de mon prochain article, de parler des femmes entrepreneures et de tous les à-côtés.

C’est important pour les femmes. Ce n’est pas parce qu’elles ont eu des enfants, qu’elles ne peuvent pas avoir de projets et qu’elles sont condamnées à avoir un travail salarié avec des horaires flexibles ou au moins rentrer tôt du travail pour s’occuper des enfants. Ce n’est pas parce qu’elles ont des enfants que c’est fini  et qu’elles ne peuvent plus se lancer dans un projet d’entrepreneuriat. Donc c’est important d’en parler et je serai ravie de lire ton article à ce sujet.

Merci !

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Que t’inspire le mot sororité ?

Je t’avoue que ça ne fait pas longtemps que je connais ce mot, je l’ai découvert il y a quelques mois. Je suis même allée chercher la définition parce que je ne le connaissais pas donc je voulais savoir ce que ça voulait dire.
Du coup l’idée que je me fais de ce mot c’est vraiment de la bienveillance entre femmes. Le fait d’être soudées, de s’entraider, de se porter vers le haut. C’est vraiment ce que ça m’inspire, la bienveillance entre femmes.

Je trouve qu’il se définit bien aussi avec ce que tu mets en place toi, dans ton réseau ou même dans ton métier. Donc ça conclut bien notre échange.
Je te remercie pour avoir répondu à toutes ces questions.

Merci à toi.

Ça fait sortir de sa zone effectivement.

Tout à fait, c’est pas un exercice facile.

Non, mais je trouve que c’est chouette de partager, de permettre à d’autres femmes de nous entendre et de pouvoir se dire « moi aussi je peux ».

Chaque projet a sa place et je pense qu’à chaque étape de sa vie c’est possible de construire un projet. Alors forcément ça ne se fait pas de la même façon quand on est jeune, quand on a le chômage et que peut-être on n’a pas de charges, de loyer, que bien sûr quand on a une famille pour qui il faut avoir un revenu, parce qu’il y a des charges à payer. Mais de quelque façon que ce soit, on peut se faire accompagner et ça aussi c’est quelque chose qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on peut se faire accompagner, que ce soit en allant à la CCI, des organismes comme BGE ou des accompagnements personnels comme tu le fais. Tout est possible, il ne faut pas l’oublier, il faut juste se renseigner et on trouve forcément des personnes bienveillantes qui sont prêtes à vous accompagner dans votre projet, à vous dire comment le faire pour que tout se passe bien.

Merci. Le mot de la fin : je partagerai du coup tes réseaux sociaux, ton site et puis aussi le réseau Toulousain sur la suite de l’article. Donc voilà, si vous avez besoin, si vous voulez en savoir plus sur Carole Anne je vous invite à vous tourner vers son site et ses réseaux.
Merci beaucoup.

Merci Gaëlle

Autant suivre son instinct, oui, mais le faire de manière assez intelligente.

Où retrouver Carole-Anne :

Son entreprise Audace et Digital 

Sur Facebook 

Sur Instagram

Son réseau pour femmes entrepreneures toulousaines, les toulousaines audacieuses

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