Tu vas rencontrer aujourd’hui Ludivine, expatriée à Séville, elle a créé une agence de communication événementielle, entre Paris et Séville. Elle n’en est pas à sa première création d’entreprise, elle nous livre donc son expérience de la création, de la gestion, de comment rebondir, bref je en t’en dis pas plus.

Hors micro, nous avons aussi parlé de l’association 5 pour toi, créée par son papa, qui organise des concerts pour venir en aide aux enfants malades, je te mets leurs contacts ici, ils font un travail merveilleux. Ludivine m’a également parlé de son ami musicien Donoré, qui intervient pour l’association, je te mets une de ses chansons au bas de l’article, fonce découvrir son univers ! Je te laisse maintenant avec Ludivine …

« je pense que quand on est entrepreneur.e une fois, on est entrepreneur.e pour la vie. »

entrepreneur interview

Bonjour, est ce que tu veux bien te présenter ?

Oui, bien sûr, je suis Ludivine, j’ai 40 ans, je suis maman de deux petits enfants. Un petit garçon qui s’appelle Tom, qui a 3 ans et une petite fille, Joy, de 10 mois. Donc, petits quand même ! J’habite à Séville, depuis 3 ans environ et j’ai créé une agence de communication et d’événementiel, ça fait 1 an et demi, un peu plus, avec mon associée qui est Sylvie, qui est sur Paris. Donc on a un bureau sur Paris et un bureau sur Séville. En fait, on vient toutes les deux de la communication et de la publicité. On a travaillé ensemble pendant quelques années, nos chemins se sont séparés et on s’est retrouvé. On avait un peu le même projet d’entrepreneuriat, donc on a décidé de s’associer.

l’agence de Ludivine

D’accord. Et c’est pas trop compliqué à gérer le fait que tu sois à Séville et elle sur Paris justement ?

Non, enfin oui parce que de pas être au même endroit, des fois c’est un peu frustrant, c’est plus sympa de travailler avec des collègues sur place et de pouvoir parler, échanger physiquement. Mais en fait, finalement, ça se passe très bien. On s’appelle tous les jours, ou presque, en tout cas un sms ou un mail, enfin, on est toujours en contact. Et puis finalement ça se passe bien, moi j’essaie d’aller à Paris régulièrement, elle de venir à Séville. Sylvie développe plus le marché français, moi le marché espagnol aujourd’hui, donc voilà. Après, on a chacune nos compétences, etc. Finalement, ça se passe bien.

Super, j’aime bien le concept justement, que vous ne soyez pas au même endroit et de développer l’activité d’un côté et de l’autre, je trouve ça chouette.

Un peu international !

Oui, exactement, européen, c’est sympa ! Et du coup, pourquoi tu t’es tournée vers ce domaine là ?

En fait, j’ai travaillé pendant une dizaine d’années en agence de communication et publicité. Ensuite j’ai un parcours déjà entrepreneurial d’avant, puisqu’en fait après la comm’, j’ai créé une marque de vêtements avec une de mes meilleures amies, qui s’appelait Mademoiselle Sarong. Ça a duré 5 ans et c’était une marque éthique. C’est à dire que la plupart de la production était faite au Cambodge et on faisait travailler des femmes en réinsertion, des femmes de la rue, qu’on formait. On avait créé un atelier où on avait acheté des machines. Et donc, on travaillait comme ça. Ça a duré 5 ans. On a dû arrêter malheureusement parce que c’est un domaine qui est assez compliqué dans le sens où il faut beaucoup d’argent pour produire et plus on produit, plus il faut d’argent parce qu’il y a un besoin en trésorerie qui est énorme. Entre le moment où on crée et le moment où on est payé par le client et bien il y a des fois plus d’un an et demi. Plus les productions sont importantes, plus on doit avancer de l’argent et aujourd’hui, les banques ne suivent pas. Donc il nous fallait des investisseurs et on en a cherché, on a fait beaucoup de business plan. On a faillit en avoir à deux reprises et finalement ça s’est pas fait. Je pense qu’on était pas dans une époque facile et puis ça fait peur en fait le milieu de la mode, c’est un métier très concurrentiel, vraiment, aujourd’hui, on investit plus dans des stratup que dans la mode. Donc du coup, on a dû arrêter. Mais sans regrets parce que c’était une superbe expérience, un truc que j’oublierai jamais. C’est là où on a vraiment grandi, où on a tout apprit, au niveau de créer une entreprise, aussi bien commercialement, financièrement, les relations humaines, avec le Cambodge, les relations, ce lien qu’on avait avec ces femmes, c’était tellement beau, elles étaient tellement contentes de travailler pour nous et après de voir le résultat, de voir des françaises qui portaient leurs vêtements, etc. Enfin, c’était vraiment une chouette aventure et j’ai vraiment appris beaucoup de choses, avec des hauts et des bas mais c’était chouette et je pense que quand on est entrepreneur.e une fois, on est entrepreneur.e pour la vie.

Pour la vie… On a beau essayer de revenir dans le système.

Alors, je suis revenue dans le système après cette expérience, je suis revenue en entreprise pendant un an et demi.

Et justement, comment tu l’as vécu ?

Je l’ai bien vécu parce que ça c’est très bien passé, que j’étais assez indépendante dans ce que je faisais donc ça allait. Mais c’est vrai que je me disais au fond de moi « un jour, je recréerai, je recommencerai, je sais pas dans quoi, je suis pas sûre que je recommencerai dans la mode, je sais pas mais un jour, j’aurai un nouveau projet » et ben voilà ! La preuve en est. Mais ça a ses avantages et ses inconvénients, l’entrepreneuriat.

Je crois de toute façon, que ce soit d’un côté ou de l’autre, que tu sois salarié.e ou entrepreneur.e. tu as des avantages et des inconvénients.

Exactement.

Toujours, après tout est question de choix et de ce qui te correspond plus à toi, je pense. C’est juste mon point de vue mais j’ai l’impression qu’il n’y a rien de parfait, nulle part, de toute façon.

Non, non.

Qu’est ce que tu aimes le plus dans ton métier, dans ton chemin aujourd’hui ?

Ce que j’aime le plus dans mon métier ou d’être entrepreneure ?

Dans les deux justement, dans le fait d’être entrepreneure et dans ton domaine à toi aussi.

Le fait d’être entrepreneure, c’est l’indépendance, c’est de faire ce qu’on veut, c’est de pas avoir quelqu’un qui nous dise quoi que ce soit, c’est de prendre les décisions, des fois c’est pas facile à prendre et d’ailleurs, je pense que c’est bien d’avoir un associé parce que d’échanger, on n’est pas forcément d’accord sur tout mais en même temps finalement, on écoute l’un/l’autre et on arrive à prendre les décisions. L’entrepreneuriat, c’est ça, c’est d’avoir son indépendance.

Dans mon métier, dans la comm’, parce que je suis revenue dans la comm’ et dans l’événementiel, c’est la relation avec les gens, j’aime tous ce qui est création, j’aime organiser, rencontrer des nouvelles personnes, j’aime toujours être à l’affût des nouveautés, de ce qui se fait. Par exemple, dans l’événementiel, il faut être à l’affût des nouveautés, des nouvelles activités, à la page des tendances, des restos qui vont ouvrir, des nouveaux hôtels. J’aime découvrir …

Du coup, tu es tout le temps en mouvement dans ton métier, tu stagnes pas.

Voilà, oui. Il faut se tenir informée. Parce que mine de rien, je n’ai pas 20 donc j’ai pas vécu avec tous les réseaux sociaux, etc. donc, nous il nous faut rentrer dans ce système là. Il faut rester tout le temps à la page en fait et c’est ça qui est intéressant.

Oui, c’est clair, tu ne tombes pas dans une routine où tu vois toujours les mêmes choses. Tu apprends toujours. C’est intéressant aussi. Et qu’est ce que tu aimes le moins du coup ?

Être entrepreneur.e, c’est qu’on ne sais pas de quoi est fait demain. C’est à dire que je ne sais pas si ça va marcher, je ne sais pas si demain je pourrais me payer, je ne sais pas si j’arriverai à avoir des nouveaux clients, voilà, c’est compliqué. On dort pas tous les jours bien. Mais voilà, c’est le « jeu ». Ça fait partie des inconvénients et en même temps, c’est motivant.

C’est ce que j’allais te dire, oui et je pensais aussi ça. C’est à la fois ce qui te tire aussi un peu vers le haut et qui te pousse à travailler quotidiennement.

Après, ce qui peut aussi manquer dans notre situation avec Sylvie, c’est qu’on est seule, c’est ce qu’on disait tout à l’heure, de travailler seule, moi j’aimais bien, en entreprise, en agence, il y a toujours une émulation de travailler avec plein de gens. Je pense que dans quelques temps, si la boîte marche bien, j’aimerai bien me mettre en coworking. Je pense que ça c’est le truc qu’il faut faire pour les entrepreneur.e.s, c’est génial. C’est ce qu’on avait fait avec mon associée quand on avait notre marque de vêtements, on s’était mis en coworking et c’était génial parce qu’il y a vraiment,… D’abord, on rencontre plein d’autres gens, plein d’autres entrepreneur.e.s, on s’entraide, il y a toujours des gens, on est toujours complémentaires, on peut s’aider, s’apporter des choses. Je trouve que c’est vraiment super sympa. Pour l’instant c’est un peu tôt mais si on peut le faire, c’est ce que je ferais oui.

Oui, c’est un peu mon rêve aussi, d’aboutir à ça, d’aller dans un réseau de coworking. En plus, ici à Séville, j’en ai découvert des plutôt sympas.

Oui, moi aussi, j’en ai vu des plutôt sympas.

Écoute, on en reparlera dans quelque temps. Alors, oui, effectivement, dans la vie d’entrepreneur.e, il y a des périodes qui sont un peu plus dures moralement, comment tu arrives à te remotiver quand tu passes des périodes comme ça, un peu plus creuse ?

C’est vrai qu’il y a des périodes d’euphories. Par exemple, notre premier client, notre premier événement, quand on a créé la société et puis il y a des périodes beaucoup plus compliquées. On peut dire des déserts et justement, quand on est deux, on arrive à se soutenir parce que souvent, on n’est pas dans les périodes désertiques au même moment. Donc ça c’est bien, il y en a toujours une qui remonte le moral à l’autre. Ça c’est l’avantage d’être deux. Et puis c’est vrai qu’honnêtement, depuis que je suis maman, on relativise beaucoup plus. Ma première entreprise, j’avais pas d’enfants et j’étais concentrée, y’avait que ma boîte qui existait, je travaillait jour et nuit, pas de vacances, pas de week-end, c’était vraiment que mon boulot. Et aujourd’hui, j’avoue que tout est relatif et qu’il y a une vie pour le boulot mais il y a aussi une vie personnelle qui est très importante. Mes enfants sont petits donc j’ai aussi envie d’en profiter et quand ça va pas, je vais les voir et je me tourne vers mes enfants, je vais les chercher à l’école et je me dis que tout est relatif dans la vie et que le plus important c’est ça. Voilà et ça va marcher et on va se remotiver, se rebooster et souvent, c’est mes enfants qui me reboostent !

Qui te nourrissent, qui justement te remplissent d’énergie positive pour repartir derrière.

Mais bon, je suis quelqu’un d’assez positive donc en général je m’effondre pas trop. Enfin, il y a des fois où c’est moins bien mais je remonte vite et je me rebooste. Puis de toute façon, il n’y a pas le choix donc ça sert à rien de se lamenter, faut y aller et quand y’a pas le choix, y’a pas le choix.

Faut y aller ! Prendre un peu de recul ou à la limite, une journée pour toi, te requinquer mais effectivement, oui, il faut y aller, sinon derrière, ça peut pas tourner.

Ça sera de pire en pire…

« Il y a des femmes comme Simone Veil, qui m’inspire aussi par tout ce qu’elle a fait, par la force, par le courage, ça c’est une belle personne. »

Tu t’embourbes après et tu sais plus comment en sortir. Est ce que tu aurais des conseils à donner aux futures entrepreneures ?

Il faut pas trop réfléchir, je pense, il faut se lancer quand on a l’envie. Par contre, il faut vraiment avoir l’envie parce que c’est aussi des sacrifices, c’est beaucoup de sacrifices même, de temps, d’argent. Il faut être sûre de soi mais il ne faut pas avoir peur et une fois qu’on est lancé, on est lancé et on y va. Il faut être très réaliste dans la façon d’aborder les choses et être très réaliste dans les prévisions. Faut pas se voiler la face, quand on fait son business plan, il faut pas voir en trop grand. Il faut aller petit à petit parce que de toute façon, on ne réalisera jamais ce qu’on a prévu. Donc il faut être très réaliste dans le projet mais il faut se lancer et c’est génial, pas regretter. Si ça marche, c’est génial et si ça marche pas et ben ça ne marche pas et on aura appris, on rebondira mais pas regretter. C’est une belle expérience en tout cas !

Il y a toujours quelque chose à en tirer…

Et moi, je suis bien placée pour le dire puisque quelque part, j’ai échoué mais je ne regrette rien et j’ai rebondi et ça m’a pas empêché de recommencer.

Puis ça t’a apporté je suppose plein de choses, plein d’expérience. Il y a toujours quelque chose à gagner, même dans les mauvaises expériences.

Oui, c’est là je pense qu’on grandit, moi j’ai beaucoup changé. Je pense qu’il y a un avant et un après. On voit les choses différemment. Mais celles qui veulent se lancer, lancez vous !

Lancez vous, allez y ! Bon du coup, ça répond à qu’est ce que tu dirais à celles qui n’osent pas se lancer. Voilà, c’est dit ! On va parler un peu plus de toi maintenant, si tu veux bien. Si on te connaissait, qu’est ce qu’on saurait de toi ?

Je pense que je suis assez sociable, j’aime bien les gens, j’aime bien aller vers les gens. Les ami.e.s pour moi c’est important donc je suis assez entourée. La famille aussi, c’est important pour moi. J’aime bien écouter, j’aime bien parler aux gens.

Ça se ressent aussi dans le domaine d’activités que tu as choisi.

Oui, la communication, c’est important.

Est ce que tu peux nous citer trois de tes valeurs de vie les plus importantes.

L’amour, le respect, le respect des gens et aujourd’hui c’est important je pense.

Il y a besoin oui, même de l’amour aussi d’ailleurs.

Voilà, de l’honnêteté, d’être vrai.e en fait.

De revenir aux bases des relations humaines.

C’est important de savoir se parler. Il y en a besoin aujourd’hui.

C’est vrai ! Et si tu étais une couleur, laquelle serais tu ?

C’est dur ça ! Il y en a beaucoup des couleurs que j’aime mais je serai le bleu. J’ai toujours aimé le bleu, comme mon fils d’ailleurs. Le bleu c’est la mer, le ciel, la liberté, la sérénité.

Je sais pas si c’est parce qu’on est toutes entrepreneures quand je fais les interviews mais c’est la couleur qui ressort. Je sais pas si justement c’est le fait de la liberté, sérénité, ce genre de chose mais on est toute plus ou moins alignées sur la même couleur, c’est très marrant.

Le jaune, c’est la couleur de Séville sinon. Le soleil !

Oui c’est vrai, c’est pimpant, c’est chaud ! Si tu étais un animal, lequel serais tu ?

Au niveau caractère ou au niveau…

Oui, je le vois comme ça mais après comme tu l’interprètes toi ma question, je veux pas trop t’induire les choses…

Au niveau caractère, je serai un chien, le meilleur ami de l’Homme.

Ça s’accorde bien avec tout ce que tu me dis…

Le meilleur ami de l’Homme parce que j’ai besoin des gens. Je suis pas sauvage. Pour la beauté, je te dirai une panthère noire mais c’est sauvage, c’est solitaire.

Oui, ça ne correspond pas à ton caractère à toi.

Moi j’ai besoin d’un cocon, j’ai besoin d’être…

D’échanges, de ressentis, de présence…

Et un chien, c’est plus ça. Et puis j’ai quand même du caractère donc si on m’attaque je mords. Par contre, si on m’attaque pas, je suis très gentille.

Tu t’adaptes à la situation.

Mais c’est vrai que vous pourrez demander à mes amis et mon mari, quand on m’attaque, je mords !

Est ce que tu peux nous parler de ta dernière lecture ?

J’avoue, je lis de moins en moins. Quand on a des petits enfants et quand on a une entreprise, on tombe le soir et je n’arrive plus à lire comme je lisais avant. Ça c’est terrible pour moi et en plus, comme je suis en Espagne, je veux apprendre l’espagnol et donc j’essaie de surtout lire en espagnol et de m’acheter des magazines. Il faut vraiment que je parle bien espagnol. Donc ma dernière lecture, si, j’ai commencé un livre de Jean D’Ormesson qu’on m’a offert qui s’appelle « et moi je vis toujours ». Je viens de le commencer il y a deux jours. En fait c’est l’histoire de l’Histoire. Il commence par la vie primitive jusqu’à maintenant, il le passe très rapidement et je pense, parce que j’en suis qu’au début, c’est l’évolution du monde en passant par toutes les grandes étapes du monde.

Ça doit être assez intéressant comme analyse.

Oui et le début me plaît donc on va voir.

Je mettrai le lien du livre sur le blog. S’il ne te restait qu’un seul morceau de musique à pouvoir écouter, lequel ce serait ?

En ce moment, j’ai vu le film de Queen il y a deux semaines et je suis à fond. Du coup c’est ça qui me vient à l’idée parce qu’il était tellement génial ce film qu’il m’a donné envie de réécouter Queen alors que bon, on écoutait plus trop. C’était ma jeunesse et je conseille ce film parce que j’ai adoré. On y est allé avec des copines, on est sorti boosté et on s’est dit « on va réécouter Queen ». Du coup, c’est ce qui me vient.

Parfait ! Pareil, je mets le lien dans l’article donc en général, les gens pourront réécouter un peu de Queen s’ils n’ont pas vu le film en plus.

 

Allez le voir, franchement top !

 

Quels sont tes petits plaisirs au quotidien justement, en dehors du travail, ce qui te permet un peu de t’évader ?

Mon plaisir au quotidien, c’est mes enfants déjà, de m’occuper de mes enfants un maximum quand je peux. Après, j’aime bien faire des déj’ avec mes copines. En plus comme je travaille seule, j’essaie d’organiser quand même des petites sorties, soit à midi, soit le soir. C’est vrai que j’aime bien sortir. Je fais un petit peu de sport, Je passe beaucoup de coups de fil parce que quand on habite à l’étranger on reste en contact avec nos amis et la famille et j’ai aussi ça. Mes petits plaisirs au quotidien, voilà, c’est tout ça !

C’est déjà pas mal, ça remplit bien ta journée en plus du travail je suppose. Est ce qu’il y a des femmes, connues ou pas, qui t’ont inspirée dans la vie ?

Toutes celles qui m’inspirent c’est les femmes entrepreneuses, celles qui ont réussi, parce que finalement, il y a beaucoup d’hommes et moins de femmes. Mais il y en a de plus en plus. Il y en a un paquet en fait, finalement, on entend moins,

Il y a un mouvement quand même, j’ai l’impression, surtout ces deux dernières années on va dire, où elles se mettent en avant, où elles arrivent à se faire une place. Puis le mouvement des podcasts aussi qui aide un peu à rendre plus visible.

Il y a des femmes comme Simone Veil, qui m’inspire aussi par tout ce qu’elle a fait, par la force, par le courage, ça c’est une belle personne. Et puis il y a ma mère, ma grand-mère, qui m’inspirent aussi, parce qu’elles aussi elles ont toujours beaucoup travaillé tout en élevant leurs enfants, tout en suivant leur mari et c’est vrai que c’est aussi elles qui m’on fait ce que je suis, donc oui, maman m’inspire, ma grand-mère m’inspire.

Elles ont eu une part importante dans ton chemin.

Voilà, très importante dans le chemin que je me suis fait et je leur demande aussi conseil.

Oh super, c’est bien d’être bien entourée. Si je te parle du mot sororité, qu’est ce que ça t’inspire ? Est ce que tu connais ?

Non.

Est ce que tu connais le mot fraternité ?

Oui.

Alors je sais que dans mon entourage, ceux qui ne connaissent pas le mot sororité, utilisent le mot fraternité pour parler justement, même de relations entre femmes, de soutien. Mais le mot sororité, c’est ça, en fait, ça représente vraiment le soutien entre les femmes, l’entraide donc maintenant, tu le connais et tu pourras le répandre autour de toi aussi !

C’est important ça !

Oui et de remettre les mots à leur place !

Non, je ne connaissais pas mais maintenant, oui. Et c’est vrai que c’est important de s’entraider entre femmes, entre nous et bravo pour ce que tu fais parce que…

Merci

Parce que tu nous aide aussi par tes interviews, à nous exprimer, à donner la parole à des entrepreneuses comme nous et c’est une aide aussi donc merci beaucoup, merci à toi !

Avec grand plaisir ! Puis merci aussi de te prêter au jeu des questions parce que c’est pas toujours évident non plus de répondre. Mais oui, c’est vrai, j’ai envie d’ouvrir la voie, de montrer qu’on est là et qu’on fait plein de choses et plein de choses vraiment chouettes, dans plein de domaines différents. Voilà, du coup, on arrive à la fin, je ne sais pas si tu as une chose que tu voudrais ajouter ?

Non, merci beaucoup en tout cas et puis à bientôt.

Merci à toi pour ta participation !

Tu as aimé l’interview de Ludivine et tu en veux plus ? C’est par ici…

LUDIVINE PELLAT Tél.: +33 6 16 55 76 47 / +34 608 337 056
http://www.luandsyagency.com/

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